La question de la semaine (#20)

20 Qu’est-ce qu’un keikogi ?

 C’est ce que l’on appelle d’ordinaire à tort « kimono ».

Le terme « keikogi » (prononcez : « kékogui ») vient des termes japonais « keiko » (pratique, entraînement) et « gi » (vêtement, tenue). Le keikogi moderne est l’adaptation pour l’entraînement aux arts martiaux de la tenue traditionnelle portée par les samouraïs.

Le kimono pour sa part est en réalité la tenue traditionnelle de cérémonie japonaise. Il en existe de très nombreux modèles, souvent luxueux, de coupes et de couleurs différentes. Il est porté indifféremment par les hommes et par les femmes.

Le keikogi est porté dans tous les arts martiaux japonais (karate, judo…) ; il est généralement de couleur blanche et se porte traditionnellement sans sous-vêtements (quoique les femmes portent souvent une brassière sous la veste). Il s’agit d’un vêtement d’entraînement, conçu pour être confortable, solide et d’une épaisseur certaine permettant l’absorption de la transpiration.

La veste du keikogi se porte revers gauche sur revers droit – seuls les morts sont habillés à l’inverse, revers droit sur revers gauche. Moyen mnémotechnique : pour les vivants, le côté du cœur vient « par dessus ». La veste est maintenue par une ceinture (keiko-obi ou obi), qui est normalement blanche ou noire en aïkido.

Au-delà de son aspect pratique, le keikogi marque l’appartenance de tous les pratiquants à une discipline commune. Il matérialise aussi le temps de la recherche : on quitte ses habits de tous les jours pour pratiquer l’aïkido. Le pratiquant sait lorsqu’il l’enfile qu’il est temps d’être attentif à l’étude. Avec le temps, cet aspect s’efface néanmoins, au fur et à mesure que le pratiquant intègre la recherche qui est celle de l’aïkido à sa vie quotidienne.

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