La question de la semaine (#59)

59 Qu’est-ce qu’un sensei ? Un shihan ?

Au sens propre de la langue japonaise, le sensei est le professeur, sans que ce terme ait quoique ce soit de particulièrement laudatif: il désigne simplement la nature de la relation qui unit un élève à un enseignant, et le terme s’emploie tout aussi bien en dehors du champ des arts martiaux. Ainsi, même le plus débutant des enseignants sera-t-il désigné ainsi.

À noter : l’usage japonais veut que l’on utilise le terme sensei lorsque l’on s’adresse à son professeur, plutôt que son seul nom. Le terme est alors mis après le nom (et non avant) : Tamura sensei, et non « sensei Tamura », par exemple. Lorsque l’on s’adresse à son enseignant lui-même, et que l’on en est assez proche, on pourra se contenter de l’appeler sensei, sans rappeler à chaque fois son nom. À l’inverse, en parlant de soi, on n’utilisera pas le terme sensei pour se désigner (par exemple : en le brodant sur son hakama).

Le terme shihan pour sa part est un titre à très forte valeur laudative : le shihan, c’est le maître, le modèle. Ce titre est ainsi réservé aux pratiquants les plus avancés sur la voie.

Comment devient-on shihan ? Tout pratiquant japonais se voit automatiquement décerner ce titre lorsqu’il atteint le grade de 6° dan. Pour les non japonais, le titre doit en outre être spécifiquement décidé par l’Aïkikaï, et il est loin d’être automatiquement attribué.

Parallèlement au titre de shihan, l’Aïkikaï utilise les termes shidoin et fukushidoin pour designer respectivement ses instructeurs et assistants instructeurs, marquant ainsi une gradation sur le chemin qui mène au titre de shihan. Si ces termes ne sont guère en usage en France, ils sont en revanche également bien utilisés dans d’autres pays.

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