La question de la semaine (#81)

81 Comment se déroule l’examen du 1° dan ?

Si la formule a pu évoluer au cours des années, l’examen du 1° dan se déroule aujourd’hui devant un jury paritaire (chacune des deux Fédérations est représentée), composé de juges titulaires du 4° dan minimum (exceptionnellement : 3° dan). Le jury, en tenue civile et assis derrière une table, interroge tour à tour chaque candidat, en annonçant les attaques et techniques à réaliser.

L’interrogation dure environ quinze minutes pour chaque candidat et comporte toujours les éléments suivants, dans cet ordre : suwariwaza (travail à genou), hanmihandachiwaza (tori à genou, uke debout), tachiwaza (travail debout), ushirowaza (travail sur saisies arrières), bukiwaza (armes : tanto ou jo), futarigake (travail simultané avec deux attaquants).

Chaque jury interroge 4 à 12 candidats issus des clubs de la région, qui vont pratiquer à tour de rôle et se servir à tour de rôle de partenaires. Chaque candidat choisit généralement son premier partenaire et réalise avec lui les parties suwariwaza, hanmihandachiwaza et bukiwaza ; le jury désigne généralement un autre pratiquant pour tachiwaza et ushirowaza ; les deux partenaires sont enfin sollicités pour futarigake.

L’examen lui-même vise à vérifier que les candidats ont atteint le niveau technique attendu. Cette vérification porte aussi bien sur leur travail comme tori, que comme uke, et même sur leur attitude tout au long de l’examen (reishiki).

Quand tous les candidats ont été interrogés, le jury délibère à huis clos. Une fois leurs décisions prises, le nom des candidats proposés au grade de shodan est annoncé par les deux co-présidents de session (un par Fédération). Il est attendu que le pratiquant salue à l’appel de son nom. Il est également d’usage après l’annonce des résultats que tous les pratiquants, reçus ou ajournés, se rapprochent de leur jury pour avoir un retour sur leur prestation. Le grade de shodan sera ensuite définitivement validé par la Commission Spécialisée des Dans & Grades Équivalents de l’Union des Fédérations d’Aïkido (C.S.D.G.E de l’U.F.A), seul organe officiellement habilité à délivrer ces grades, qui constituent en France des diplômes relevant de la compétence de l’État.

Les examens de grades suivants (2°, 3° et 4° dan) se déroulent pour l’essentiel sur le même modèle, la différence principale tenant aux attentes et au niveau d’exigence du jury. Au-delà du 4° dan, l’accès au grade supérieur ne fait plus l’objet d’un examen. Il est directement décidé par la C.S.D.G.E..

Cette question vous a intéressé ? Achetez le livre !