La question de la semaine (#83)

83 Que sont les grades Aïkikaï ?

Les grades dans obtenus en France sont délivrés par la C.S.D.G.E de l’U.F.A (Commission Spécialisée des Dans et Grades Équivalents de l’Union des Fédérations d’Aïkido). Ce sont des diplômes d’État, de ce fait reconnus uniquement en France.

A contrario, les grades Aïkikaï, sont des grades internationaux délivrés par l’Aïkikaï de Tokyo ou ses représentants. En France, il n’est théoriquement pas possible d’obtenir un grade Aïkikaï sans être préalablement titulaire du grade Fédéral.

Quel intérêt y a-t-il alors pour un pratiquant français à se présenter aux examens de grade Aïkikaï ?

Il faut tout d’abord souligner que les examens de grades Aïkikaï pour les pratiquants de la F.F.A.B étaient jusqu’en 2010 présentés devant maître Tamura lui-même, ce qui leur donnait une valeur symbolique très forte. Depuis sa disparition en 2010, ce sont les C.E.N possédant le titre de shihan qui sont chargés de faire passer ces grades, et certains pratiquants peuvent également continuer à attacher de l’importance au fait de présenter un examen devant un C.E.N dont ils suivent régulièrement l’enseignement.

De la même façon, certains pratiquants ont pu avoir l’occasion de passer ces grades à l’étranger, par exemple au Japon, et leur accordent donc une valeur particulière.

Par ailleurs, le déroulement des passages de grades Aïkikaï diffère légèrement des examens de grades fédéraux : le candidat conserve un seul et même partenaire tout au long du passage, auquel il servira ensuite à son tour de partenaire. Les deux candidats vont ainsi pratiquer trente à quarante minutes ensemble, sans interruption, ce qui représente une épreuve physique plus intense et plus exigeante que les passages de grades Fédéraux.

Si les grades Aïkikaï, ne sont en aucun cas une obligation, ils représentent ainsi l’opportunité d’une préparation et d’une épreuve supplémentaires, qui sont toujours d’excellentes occasions d’améliorer sa pratique, d’aiguiser son corps et son esprit.

Il est important de souligner que l’obtention des grades délivrés par l’Aïkikaï de Tokyo implique que le pratiquant s’acquitte d’une somme d’argent significative (près de 150€ pour le shodan et bien plus pour les grades suivants), qui représente une participation financière pour le développement de l’aïkido. Le pratiquant reçoit en retour un passeport japonais et un diplôme japonais calligraphié.

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